vendredi 8 janvier 2010
à 00h46, par Michel P
Parmi les modalités de participation à la campagne figure la question du choix des mesures radicales essentielles dont nous voulons être porteurs au niveau régional. Je recopie ci-dessous un récapitulatif des idées que nous avons émises à ce sujet.
Mesures concrètes de rupture avec la gestion sociale-libérale en Languedoc-Roussillon : quelques éléments pour le débat au sein de la FASE LR (02/12/2009)
Ce texte s’appuie sur les documents suivants :
Ateliers Citoyens pour élaborer un projet régional : 9 propositions (mis en ligne par Xavier sur le site de la Fase-LR le 23/08/2009)
Résolution de la Coordination Générale des Alternatifs du 22/11/2009 (http://www.alternatifs.org/spip/res…)
Projet Collectif unitaire FASE Montpellier centre proposé par Lionel le 25/11/2000
Projet-programme de Jean Déan des 01 et 02/12/2009
et mon souvenir imparfait de prises de position des un(e)s ou des autres au cours des réunions en relation avec notre tentative de démarche unitaire pour les Régionales.
Il m’est apparu que la diversité des approches des uns et des autres ainsi que le caractère parfois ponctuel des initiatives de rupture proposées ne me permettaient pas de dresser dès maintenant une liste de propositions cohérentes des militants de la FASE LR. Ce texte n’est donc donc qu’une contribution personnelle à un débat de fond collectif qui reste à mener.
Pour beaucoup d’entre nous la question démocratique doit être mise en avant, choix que j’adopte ici, d’autant plus que ce sujet me motive particulièrement. Le classement des autres mesures énumérées ensuite n’implique aucune priorité relative.
1. Démocratie :
La triple urgence, sociale, écologique, démocratique qui caractérise la situation actuelle nécessite une réappropriation de la politique par le plus grand nombre de citoyens :
pour combattre plus efficacement la logique et les effets de la mondialisation capitaliste
en inventant une société de partage où priment les besoins humains et la sauvegarde de notre planète, au travers de pratiques égalitaires, solidaires, ici et maintenant.
La démocratie directe est le seul mode d’expression garantissant, par son principe même, la souveraineté1 du peuple, affirmée par nos constitutions successives depuis la révolution, mais bafouée jour après jour dans le champ politique lui-même (cf l’épisode du dernier traité européen). Dans le contexte institutionnel actuel, au plan régional notamment, l’organisation de votations2 citoyennes d’initiative populaire est à notre portée : la participation forte et déterminée de la population à la récente votation sur le changement de statut de la Poste, organisée en quelques semaines seulement, témoigne de la volonté populaire de se faire entendre et légitime ce type d’action politique. Alors que certains de nos candidats à cette élection envisagent une attitude de désobéissance citoyenne face à des directives nationales ou européennes qui leur sembleraient inacceptables, l’organisation d’une votation permettrait à la fois de mener une large campagne politique contre les mesures contestées et d’établir un rapport de force qui nous serait plus favorable.
Le système électif représentatif dépouille le citoyen de sa souveraineté au moment même où celui-ci l’exerce en la transférant à ses représentants. C’est une des raisons fondamentales de la dépolitisation des citoyen(ne)s. Dans notre pays, ce système est en outre perverti par une extrême présidentialisation qui réduit trop souvent les élus eux-mêmes au rôle de godillots. Au plan régional, cette présidentialisation sera combattue afin que nos élus conservent leur entière liberté de vote, dans le cadre des engagements qu’ils auront pris durant la campagne envers les citoyens.
La « démocratie » participative et l’établissement de budgets participatifs sont mentionnés dans plusieurs de nos contributions comme méthode de concertation avec des échantillons de la population ou de gestion améliorée des services publics. C’est une singulière « démocratie » puisque la décision est finalement prise, non pas par les citoyens, mais par le pouvoir constitué qui est à l’initiative de cette concertation.
2. Lutte contre les inégalités, la précarité, la pauvreté
Accès gratuit aux services publics pour les plus démunis (logement, santé, éducation, transports….)
Autres suggestions ?
3. Lutte contre les fractures territoriales et aménagement social et écologique équilibrés du territoire
maintien ou développement des services publics (avec association des usagers à leur gestion) en particulier en zone rurale, dans les petites villes et les quartiers populaires ;
priorité aux transports collectifs, notamment ferroviaires, gratuité, développement du ferroutage
soutien de la région à la création d’entreprises de production agricoles, industrielles ou commerciales autogérées
impulsion et soutien à des initiatives de relocalisation de l’économie, et de sa socialisation par des pratiques coopératives
impulsion et soutien à des initiatives de reconversion écologique du système de production, notamment pour une politique agricole et alimentaire de qualité accessible à tous
politique de transition énergétique, notamment pour une sortie du nucléaire
4. Biens communs
défense des biens publics (biens communs) et mise hors marché à chaque fois que c’est possible
contre les politiques de délégation des services public au privé, création ou retour à des régies publiques
5. Enseignement et recherche
refus du financement des établissements scolaires privés
un véritable service public de la formation professionnelle et une valorisation des lycées professionnels publics
universités : refus d’un système universitaire à deux niveaux, soutien financier équilibré aux universités de Perpignan et de Montpellier.
recherche : développement de la recherche citoyenne et associative en Languedoc Roussillon par le financement de projets de recherche entre organismes de la société civile à buts non lucratifs et les chercheurs académiques (universités, organismes de recherche publics) ; ceci par la mise en place de Partenariats Institutions-Citoyens sur le modèle des PICRI initiés en 2009 par le Conseil Régional Ile-de-France
6. Coopérations et solidarités
création d’un organisme financier inter-régional de dépôt et de prêts dont les capitaux ne seront investis que dans des placements publics non spéculatifs
solidarités avec les peuples et les pays du sud méditerranéen,
refus de l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexo sur le littoral.
Michel Prévot
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