jeudi 13 mai 2010
à 14h32, par Michel Prévot
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA FUTURE FEDERATION :
TROIS POINTS CLES
(Contribution du Collectif de la FASE Montpellier à l’AG Nationale constitutive des 5 et 6 juin 2010)
Nous considérons que les choix proposés dans le texte diffusé par le groupe de travail « Fonctionnement » doivent être examinés à la lumière de positions de principe au nombre de trois.
1. Avant tout doit primer dans la pratique de la Fédération (et pas seulement dans ses textes programmatiques) l’exigence de la démocratie, c’est-à-dire la souveraineté des membres physiques de la FASE regroupés dans des collectifs locaux, lieux quotidiens d’actions, d’échange et de discussion. Sans lieu collectif de discussion, pas de débats, et pas de véritable démocratie.
Le principe démocratique implique que l’AG nationale soit constituée uniquement de personnes (membres ou non par ailleurs d’une organisation) mandatées par leur collectif pour le représenter. L’ajout dans cette l’assemblée de personnes nommées par les organisations serait un flagrant déni de démocratie.
2. Il est également essentiel de ne pas tomber, en pratique, dans le centralisme, fut-il démocratique. Pour cela, nous préconisons :
la reconnaissance dans nos statuts d’une Coordination Nationale des Collectifs Locaux (CNCL) se réunissant chaque année, sur un ordre du jour et dans un lieu décentralisé définis par les collectifs, afin d’ échanger et débattre entre collectifs locaux, ainsi qu’entre les collectifs locaux et le CAN. La CNCL pourra également proposer au CAN des orientations et des lignes d’action.
la relocalisation de nos assemblées générales nationales en Région : nous proposons que les trois prochaines AG nationales après celle du 4 et 5 juin aient lieu dans des régions différentes comme par exemple Limousin, Rhône-Alpes, Pays de Loire… La centralité parisienne est indissociable d’une certaine forme de centralisme politique, elle doit sans cesse être remise en cause.
3. Ensuite vient notre volonté d’être l’un des lieux de la recomposition de la gauche radicale.
Nous souhaitons vivement que la recomposition des forces politiques constitutives de la Fédération soit entreprise dès la création de celle-ci, simultanément à la base (collectifs locaux) et au niveau de l’exécutif (CAN) :
par la participation des membres de chaque organisation aux collectifs locaux ;
par la représentation des organisations au sein du CAN. Celui-ci serait ainsi composé de deux collèges : les élus (par l’AG) et les nommés (par les organisations). Nous proposons que les membres nommés participent à la délibération sans disposer toutefois du droit de vote.
A moins de fouler aux pieds nos principes démocratiques, le collège des nommés devra être largement minoritaire dans le CAN.
Montpellier le 13 mai 2010
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