ALERTE AU GAZ DE SCHISTE EN LANGUEDOC ROUSSILLON !
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A la différence des sites gaziers conventionnels, le gaz de schiste que les "majors" pétroliers comme Total, Schuepbach, Edgon, Bridge Oil, Mouvoil et Lundin veulent extirper du sous-sol de notre région dans les années à venir, depuis la Plaine de Béziers jusqu’à la région de Montélimar en passant par le nord de Montpellier, Nîmes, Alès et les Grands Causses (voir la figure jointe) ne peut être recueilli qu’après dislocation de la roche-mère sous l’effet d’une violente fracturation hydraulique.
La méthode d’exploitation qui sera utilisée – si nous les laissons faire - a été développée aux USA au cours des 10 dernières années. Ce mode exploitation est à l’origine de scandales écologiques illustrés par le film « Gazland » (http://www.dailymotion.com/video/xgr5im_gasland-vostfr-1-6_news).
Nul ne nie les risques associés à de telles méthodes d’exploitation, notamment l’ampleur des prélèvements d’eau nécessaires pour un seul puits (24h de la consommation d’une ville comme Béziers !) et les risques de pollution des nappes phréatiques ou des eaux karstiques par le liquide de forage qui contient des produits toxiques dont, pour la plupart, la nature et le dosage sont des secrets industriels. Une description simple de cette méthode d’exploitation et des problèmes écologiques qu’elle soulèverait si elle était mise en œuvre dans notre région vient d’être analysée et mise en ligne par plusieurs laboratoires de l’université de Montpellier (http://www.gm.univ-montp2.fr/spip/spip.php?article1312).
Quelles zones risquent-elles d’être plus probablement choisies ? Contrairement au buzz médiatique, les observations des géologues et la faiblesse des engagements financiers de Schuepbach (ramenés au km2 et portés sur la figure jointe) suggèrent que la probabilité de trouver des gaz piégés dans les schistes situés sous le plateau des grands Causses est faible. Les mêmes types de considérations indiquent que les permis qui semblent a priori les plus prometteurs sont ceux de Nîmes (Edgon), de Montélimar (Edgon) - qui s’étend jusqu’au nord de Montpellier - , de Navacelles (Edgon), du bassin d’Alès (Mouvoil), de Villeneuve de Berg (Schuepbach) et de la plaine d’Alès (Bridge Oil) . Sous réserve des vérifications qui seraient menées pendant la phase d’exploration (laquelle peut déjà inclure des forages avec fracturation hydraulique).
La date de début des travaux venant d’être reportée de six mois, c’est durant l’été 2011 que devraient se dérouler les premières opérations sur le terrain. Saurons-nous nous faire entendre d’ici là ? Saurons-nous nous battre dans l’unité la plus large dans les années à venir, indépendamment des candidatures antagonistes qui ne manqueront malheureusement d’apparaître au cours des prochaines échéances électorales ?
Ce projet démentiel, qui contribuerait encore à augmenter l’effet de serre, à épuiser des biens communs devenus rentables pour un capitalisme aveugle à toute considération autres que la recherche du profit immédiat, qui réduirait des ressources en eau locale déjà insuffisantes pour la population et qui risque en outre de polluer gravement ces mêmes ressources, ce projet là suscitera dans la région une large mobilisation populaire que ne doivent pas contrarier les luttes politiques à visées électorales.
C’est pourquoi il me semble nécessaire et urgent que soient mis sur pied, dans chaque ville, dans chaque village, et dans les lieux de travail là où c’est possible, des collectifs citoyens unitaires « Alerte au gaz de schistes ! » qui ne soient pas la proie des compétions électorales à venir.
Michel Prévot, FASE Montpellier



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